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Coup de plage

L’atoll d’Ouvéa, un joyau posé sur le Pacifique

14 août 2017

 

En ce moment, Petit Tortue est dans sa phase « photos de famille » et nous nous infusons parcourons donc régulièrement du bout des doigts les 35.420 clichés pris depuis le jour de sa naissance (merci l’espace de stockage de chez MacPomme).

Et à chaque fois, ça ne manque pas, quand on arrive au mois de janvier 2017 (bientôt le bout du tunnel), il s’extasie sur « la piscine ». Pas celle des bébés nageurs, une autre. Beaucoup plus grande. Beaucoup plus belle (et moins chlorée)

Le lagon d’Ouvéa.

Et il n’a pas tout à fait tort …

Au palmarès des plus belles plages du monde

Ouvéa est l’île la plus septentrionale de l’archipel des Loyauté. Une étroite langue de terre, large de moins de 40 mètres par endroits, partie émergée d’un atoll corallien basculé (dont une bonne moitié est sous l’eau, donc).

Sa longue plage, celle qui borde le lagon à l’ouest, est réputée pour être l’une des plus belles du monde …

Le classement est forcément subjectif. Mais les parents Tortue sont toutefois d’accord pour dire que c’est assurément l’une des plus belles qu’ils aient vues, eux. Et ils en ont écumé, de la plage pas moche.

C’est en tout cas un spectacle renversant : sable blanc et eaux cristallines, elle s’étale à perte de vue sur 25 kilomètres.

Souvent déserte en plus, même en ce mois de janvier, en pleine haute-saison, ce qui ajoute au sentiment d’être un spectateur vraiment très privilégié d’une merveille de carte postale (en Nouvelle-Calédonie on ne se marche pas dessus, il faut dire) …

C’est au niveau du pont de Mouli, tout au sud, que les couleurs sont les plus saisissantes.
Vous avez notre parole : tous les bleus  du diaporama ci-dessous sont vrais !

Repères

 

Iaaï en iaaï, Uvea en faga-uvea

• 132 km2

• 42 mètre d’altitude maxi

• 4.300 habitants, 20 tribus

• 3 districts coutumiers : Fayaoué, Saint-Joseph, Mouli

• 2 langues vernaculaires : le iaaï (kanak) et le faga-uvea (polynésie)

• à 40 minutes d’avion de Nouméa, plusieurs vols quotidiens avec Air Calédonie

Il y a 30 ans, un paradis tragique

 

C’est souvent comme ça, ici. Admirez la carte postale, puis retournez-la : l’envers est fait de drames, jalons d’une histoire mouvementée. A Ouvéa particulièrement, où plusieurs stèles et lieux de mémoire commémorent une succession d’événements tragiques.

1988 : la grotte de Gossanah

Le 22 avril, dans un contexte de flambée de violence entre partisans et opposants à l’indépendance du pays, un commando indépendantiste attaque la gendarmerie de Fayaoué, tuant 4 militaires. Vingt-sept gendarmes sont pris en otage, la moitié d’entre eux est retenue plusieurs jours dans une grotte sur le territoire de la tribu de Gossanah.
Le 4 mai, le GIGN dépêché sur place donne l’assaut. Dix-neuf militants indépendantistes kanaks sont tués, ainsi que deux gendarmes.

1989 : l’assassinat de Jean-Marie Tjibaou

Un an plus tard jour pour jour, lors de la cérémonie de levée de deuil, Jean-Marie Tjibaou, charismatique leader du mouvement indépendantiste FLNKS, et son bras droit Yéwéné Yéwéné sont tués par un habitant de la tribu de Gossanah, Djubelly Wéa.
Membre d’une branche dure du mouvement indépendantiste, il leur reproche  une « trahison » : celle d’avoir pris part à la signature des accords de Matignon, sensés rétablir la paix sur le territoire. Il est lui aussi abattu.

Lire aussi :

Ouvéa, de la tragédie à la réconciliation  AFP, 2013

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    D'WETTELSEMER SCHILDKROTT
    14 août 2017 at 20 h 05 min

    Petit Tortue a raison, et il a raison de s’extasier devant ce paradis.
    Quelles palette de couleurs ! Bien qu’on ait eu un bel été, ça manque de mer par chez nous.

    • Commenter
      Maman Tortue
      15 août 2017 at 0 h 36 min

      Chez nous ça manque un peu de vignes …

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    D'WETTELSEMER SCHILDKROTT
    15 août 2017 at 13 h 33 min

    Ah et le bon vin d’ici, et la bière, et la choucroute, et le Munster, et les Bretzels, et les rues pavées, et les belles (rigoles) maisons à colombages de Colmar ou d’Eguisheim, et une cigogne ne vaut-elle pas un Cagou ? Finalement, la notion de paradis est, peut-être, subjective ? 😉

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