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Petite cuisine Vie d'ici

On s’est encore pris une gamelle

24 janvier 2016

 

Nouméa, Nouvelle-Calédonie, gamelle, livraison, repas, domicile, l'Assiette Filante

Non, ce n’est pas la poubelle

 

 

Depuis début janvier c’est mon petit ravissement du matin.

Ce moment très tôt (c’est pénible un endroit ou il fait grand soleil à 5 heures, on ne peut même pas dormir) où j’ouvre la porte d’entrée, et elle est là qui m’attend.

Encore toute fraîche de la rosée du matin  camionnette frigorifique.

Sur le palier, ma toute belle, ma chère petite gamelle.

 

Maman Tortue, tu as craqué ou quoi ?

Mais non ! La gamelle, c’est une formidable spécificité locale qui existe depuis l’avant-guerre, et qui s’est développée dans les années 50. Un service de livraison de repas au travail ou à domicile, dérivé de la tradition de distribution de repas aux ouvriers des mines de nickel.

A Nouméa, une quinzaine d’entreprises se partagent le marché. Le matin, où que vous soyez dans la ville, vous croisez forcément au moins une camionnette de La Casserolette, des Frères Gourmands, de la Nouméenne de Cuisine ou de l’Assiette Filante, livrant des boutiques, des pharmacies, des bureaux, et bien sûr des particuliers.

La gamelle, c’est pour tout le monde et n’importe où…

 

Pourquoi c’est pas (tellement) un luxe ?

D’abord, pour ceux qui n’auraient pas suivi, tout ce que nous possédons en ce bas monde est en ce moment au milieu du Pacifique. Y compris la batterie de cuisine, ainsi que nos amis Thermimox, Multi-Cook-Express, Baby-Bouffe et Cuit-Machin.

Faire à manger avec juste une casserole et deux assiettes, on rigole, hein.

Ensuite, parce que faire les courses ici, ça revient très cher. On ne trouve pratiquement que des produits d’importation, donc taxés (voir les taux) en plus du coût du transport. Et les produits locaux ne sont pas forcément meilleur marché, notamment les fruits et les légumes, même de saison.

La gamelle, c’est donc un bon compromis pour manger varié pour un prix correct. Et c’est sans doute aussi pour ça qu’elle est si populaire dans les foyers calédoniens.

 

 

Nouméa, Nouvelle-Calédonie, gamelle, livraison, repas, domicile, Assiette Filante

Voilà, c’est prêêêêêêt !

 

 

Et c’est comment ?

Ben, c’est très bon ! La nôtre en tout cas, on n’a testé que celle-là.
Les produits sont frais, ça se voit, les recettes sont variées, les menus équilibrés, et ça ressemble vraiment à du « fait maison » (enfin, pas à du fait par moi).

Certaines gamelles proposent des repas diététiques, d’autres au contraire gastronomiques, des formules bureau ou des menus enfants, certaines font un peu plus « cantine », il suffit de choisir ce qui vous inspire le plus.

 

Comment ça marche ?

Notre service de gamelle à nous est très souple et pratique. Tous les quinze jours, on choisit sur internet nos repas pour les deux semaines suivantes, du lundi au vendredi. Avec ou sans entrée, avec ou sans dessert. Ou juste un plat.

On n’est pas obligé de commander tous les jours, ni toutes les semaines, il n’y a pas de caution (certaines gamelles demandent un chèque d’avance), pas d’abonnement, rien.

A la fin du mois on reçoit une facture pour ce qu’on a commandé. C’est tout. Casse pas la tête.

 

Pour vous faire une idée des prix :

  • Entrée-plat dessert : 945 XPF / personne (7,90 €) pour le menu familial – 780 XPF (6,50 €) pour le menu végétarien
  • Plat seul : 660 XPF / personne (5,50 €) – 532 XPF (4,40 €) pour le végétarien
  • Entrée seule : 280 XPF (2,30 €)
  • Dessert seul : 215 XPF (1,80 €)

A cela il faut ajouter l’inévitable TSS (taxe de solidarité sur les services) de 5%, et 100 XPF par jour pour la livraison (83 centimes).
Au final, 5 repas par semaine pour deux personnes nous reviennent à environ 70 euros en fonction de ce qu’on a pris.

C’est en gros le prix d’un seul resto un midi à deux, avec juste un plat, deux boissons et deux cafés. Et c’est beaucoup moins que ce qu’on aurait dépensé au marché ou au supermarché.
Et puis surtout, surtout, on n’a pas à cuisiner, ni à nettoyer, ni à réfléchir à « kesskonmannnge ? »

 

Le seul problème dans tout ça, c’est cette petite déception, le samedi et le dimanche, de ne rien trouver sur le palier.
Je regarde quand même, le matin très tôt, on ne sait jamais.

Des fois que.

 

Sur un malentendu …

 

 

Voir aussi :