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Family

La rentrée c’est stressant, surtout pour les parents

4 septembre 2017

 

Je t’imagine, c’est comme si je te voyais, collègue mater familias de Frônce métropolitaine. Ce dimanche, tu as thermocollé un bon paquet d’étiquettes : dans un sac à goûter, sur toute une pile de slips de rechange, éventuellement sur un doudou et aussi sur un gilet neuf.
(Applique-toi si tu veux, mais de toute manière elles se décolleront avant les prochaines petites vacances …)

Demain c’est ta première rentrée, enfin, la première de ton premier.
Peut-être que tu chanteras « Libéréééee, délivréééee » en sortant seule de l’école, ou peut-être que ça va te faire un peu comme si tu revivais la tienne, de première journée.
Dis pas non, ça se voit, que tu ne vas pas super bien dormir …

Chez nous, ce lundi matin de septembre est parfaitement normal. On est au milieu de la 4ème et avant-dernière période de l’année scolaire, soit quelque part entre une fin de 2ème trimestre et un début de 3ème trimestre, rapporté au calendrier français. Autant te dire que ça roule tout seul.

Du coup, maintenant, on peut en parler de la rentrée. C’était en février dernier. Sept mois. Il y a prescription.

On peut même en rigoler …

 

Quelques-uns des facteurs de stress parental le jour J :

 

  • Petit Tortue n’est pas hostile, mais pas spécialement motivé non plus pour le retour à la vie en collectivité, qu’il avait quittée en même temps que la crèche de Bledmouillé plus d’un an auparavant. Mais il est content des jeux dans la cour, c’est déjà ça.
  • Maman Tortue ne la sent pas du tout cette école.
  • Mais il faut bien qu’elle y retourne parce qu’en plus d’y avoir laissé son enfant, elle y a aussi oublié son sac à main.
  • Quand elle vous dit qu’elle ne la sent pas, croyez-la, elle sait de quoi elle parle.
  • C’est non, Papa Tortue n’ira pas chercher son sac à sa place.
  • Elle pleure parce qu’elle ne veut pas retourner dans l’école, des fois qu’on la garderait, comme il y a 32 ans.
  • A 11h30, voyant sa tête, il est clair que Petit Tortue a moyennement kiffé sa première matinée.
  • La maîtresse dit que c’est mieux de revenir plus tard. Genre dans un mois ou deux.
  • Maman Tortue re-pleure parce que son enfant est en échec scolaire.
  • La maîtresse dit « Ok, on ré-essaye demain ».
  • On apprend que Papa Tortue lui-même n’a pas une histoire très nette avec la maternelle, Petit Tortue n’est pas aidé par l’hérédité.
  • C’est la Saint-Valentin en plus, et ce soir Maman Tortue aimerait bien boire un coup pour oublier la rentrée. Mais elle ne peut pas s’imbiber d’alcool, elle est déjà imbibée d’hormones de grossesse qui font vomir pleurer (les deux).

 

Jour 2 : quand ça ne veut pas …

 

10h45 : L’école finit tôt le mercredi, bonne nouvelle pour Petit Tortue qui a moyennement kiffé sa 2ème matinée.

10h50 : Maman Tortue ne la sent toujours pas cette école. Elle se repasse la scène de la convocation dans le bureau de la directrice, mais ce n’est pas une bonne idée. Au rond-point, un abruti une camionnette lui coupe la route. Du coup elle recule dans une 206.

10h51 : Soyons honnête, ce n’est pas la première fois qu’elle emboutit un capot de 206, mais jusqu’ici, c’était la sienne.
Ça pourrait être pire cependant : le rutilant 4X4 de Papa Tortue n’a rien, et la dame emboutie est sympa, elle compatit pour la rentrée. Mais il faut quand même faire un constat.

Pendant ce temps, Petit Tortue est bien content qu’on le lâche un peu avec l’école de pourvoir jouer à conduire la voiture et appuyer sur tous les boutons, essuie-glace, phares, auto-radio, en plus c’est super, tout fonctionne puisque la clé est encore sur le contact.

11h00 : Maman Tortue range le constat dans son sac sur la place passager, et claque la porte. Le temps qu’elle fasse le tour pour récupérer l’enfant sur le siège conducteur, cette fourbe de voiture qui croyait qu’il y avait VRAIMENT un conducteur se verrouille. C’est la f**king sécurité anti-car-jacking-saleté-de-voiture-moderne.

11h02 : Enfant, sac, clés et téléphone sont donc à l’intérieur de la voiture verrouillée garée à l’arrache sur les places réservées d’une résidence et Maman Tortue est comme une pomme sur le trottoir.
Et il commence à pleuvoir. Et elle va probablement de nouveau pleurer.

11h10 : En dépit d’injonctions répétées, Petit Tortue n’a pas l’intention d’ouvrir une portière par ce que :
petit un, elles sont lourdes, il n’ouvre jamais lui-même, et comme il a l’habitude que de son côté ce soit verrouillé par la sécurité enfant, il ne voit pas pourquoi il essayerait
petit deux, il y a des jouets à l’arrière, et après sa matinée à l’école il a bien envie de profiter de l’aubaine pour se détendre, peinard, tout seul dans la voiture.

11h25 : Maman Tortue arrête la police (et non l’inverse, l’aspect inédit de la situation mérite d’être relevé).
Un policier fait la grosse voix pour que Petit Tortue ouvre une portière. Ça ne marche pas du tout puisqu’au lieu d’obtempérer, il se précipite dans son siège auto et fait semblant d’en être jamais sorti, remarquez comme cet enfant est à cheval sur le code de la route (lui).

Maman Tortue utilise le téléphone du policier pour appeler Papa Tortue qui est au travail, et qui bien sûr, ne répond pas.
Elle laisse un message pour lui demander de venir avec le double des clés avec un ton qu’elle espère détaché et rassurant, en ne s’étendant pas trop sur cette petite histoire d’accident. Ça plus l’enfant menacé d’asphyxie, elle estime que ça fait beaucoup à expliquer en une seule fois.
Les policiers s’en vont mais reviendront plus tard « si vous êtes encore là ».

11h35 : Un monsieur qui veut se garer sur sa place de parking squattée avait l’intention de pourrir Maman Tortue, mais elle est tellement pathétique qu’il renonce et lui passe plutôt un parapluie.

Dans la voiture, Petit Tortue commence à être rouge et suant parce qu’il fait chaud en février, surtout quand il pleut. Mais il a trouvé de vieux gâteaux, il est donc toujours trop occupé pour réessayer d’ouvrir.
Maman Tortue décide de ne pas casser la vitre tout de suite, gardons-en un peu pour plus tard, on ne sait jamais quand on touchera le fond.

11h45 : Le monsieur de la place de parking revient tenir compagnie à Maman Tortue, qui préférerait être seule pour boire son désespoir jusqu’à la lie.
Les policiers reviennent eux aussi, et repartent puisque Petit Tortue les ignore royalement, il démonte le pare-soleil.

12h10 : Un motard casqué déboule en brandissant le double des clés de la voiture. C’est Papa Tortue, ce héros, qui a fini par rappeler le numéro inconnu qui a essayé de le joindre 27 fois. Il est tombé sur le policier, ça lui a fait bizarre (que sa zénitude soit ici saluée).
Le monsieur qui a gentiment tenu compagnie à Maman Tortue est content de reconnaître quelqu’un qui travaille à la Grosse Boîte et entreprend de taper la discute avec lui.

Mais il y a plus urgent, il faut faire cesser le n’importe quoi et siffler la fin de la récré  : Petit Tortue, toujours plus rouge, vient de trouver un feutre spécial vitres* dans la boite à gants et commence à décorer le pare-brise

*aucune explication valable à ce phénomène

 

Épilogue

 

Reprenons calmement.

Clairement, même si on ne peut pas détailler ici le fond du pourquoi du comment de la rentrée foirée compliquée, les conséquences rocambolesques d’un niveau de stress légèrement trop élevé parlent d’elles-mêmes.

A un moment, il faut se rendre à l’évidence : quand ça ne veut pas, n’insistons pas, ça risquerait d’être pire …

Le lendemain, la deuxième rentrée fut la bonne, à l’école n°2. Plus petite, plus sympa. Bienveillante. Providentielle. Presque personne n’a pleuré.

Petit Tortue s’y est fait très vite, et heureusement.

Parce qu’il ne le sait pas encore, mais il vient d’en prendre pour quelques années …

 

 

Allez, bonne rentrée !

 

 

© Cathy Thorne – everydaypeoplecartoons.com

 

  • Commenter
    D'WETTELSEMER SCHILDKROTT
    4 septembre 2017 at 8 h 55 min

    Nous ne disons pas Merci à toutes les « Madame TRAÎTRE » qui ont pourri les premières années d’école à tant d’enfants et pour plusieurs générations. J’ai, moi même, une petite sensation bizarre dans le creux de l’estomac (pas très agréable) en pensant à la rentrée. Bon ça ira mieux quand le brouillard de ce début d’automne sera levé.

  • Commenter
    Mamandine
    4 septembre 2017 at 22 h 28 min

    Ouf ça c’est de la rentrée de M….
    Heureusement tout est bien qui finis bien pour petit tortue.
    Nous encore 2 ans de répit avant de sortir les mouchoirs.
    Bisous les tortues

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